Site de l'Irea-Sgen-CFDT - Institut de recherches, d'étude et d'animation

LA REVUE DE L’IREA

Préambule

L’iréa a désormais 13 ans ! Dans le Manifeste du 15 janvier 2008, élaboré par son conseil scientifique, l’iréa déclarait avoir pour ambition de « fournir à l’opinion publique, et d’abord aux enseignants, quels qu’ils soient, des informations validées, de soumettre autant que possible l’affrontement des idéologies à l’arbitrage des raisons et des faits . D’assurer en quelque sorte l’interface entre la recherche et la pratique . »
Depuis l’institut a organisé 12 colloques réunissant plus de 200 intervenant-e-s – chercheurs, universitaires, syndicalistes, pédagogues, élus politiques, journalistes,…- , 49 « 5 à 7 » avec des débats autour d’un ouvrage et son auteur, publiant les actes de 10 de ses colloques .
Pour autant toutes ces activités concernent un public encore trop restreint . Aussi il a été décidé d’élaborer une revue numérique, à raison de 2 ou 3 numéros par an. Rappelons que l’Iréa est une association loi 1901 qui a donc son autonomie de fonctionnement tout en respectant les valeurs fondamentales portées par toute la CFDT.
Cette revue, pluraliste, s’adressera à l’ensemble des syndicats de la Fep-CFDT (Fédération de l’enseignement privé) et du Sgen-CFDT (Syndicat général de l’éducation nationale) . Mais elle a également pour objectif l’ensemble du monde syndical, les associations pédagogiques, les organisations de jeunes, les journalistes, etc .
Chaque numéro sera consacré à un thème . Les articles n’engageront que leurs auteurs et ne sauraient tendre à un positionnement de l’iréa .
Le premier numéro est consacré à l’engagement, pas uniquement syndical, des jeunes .Le numéro 1 de la revue est gratuit pour tous. Par la suite il le demeurera pour l’ensemble des adhérent-e-s de l’institut .. Un système d’abonnement sera mis en place pour celles et ceux qui souhaitent consulter « LA REVUE DE L’IREA » .
On compte sur vos réactions, critiques, propositions,…La Revue de l’Iréa ne vivra que par vous .
Le président de l‘IREA
Jean-Luc Villeneuve

La crise sanitaire que nous traversons nous a conduits à reporter la publication du numéro 1 . Nous tenons néanmoins à rendre accessible la table des matières et sa présentation dans l’espoir que cela vous incite à revenir visiter par la suite La Revue de l’Irea .

Numéro 1 : Les jeunes s’engagent :


UNE SOCIETE ECLATEE par Guy Groux

Interview de Guy Groux, sociologue au Cevipof . Il est membre du conseil scientifique de l’Irea .
Interview dans la revue" CFDT Cadres" -Mars 2020 :


Colloque Sciences et prise de décision en éducation :

Quelques photos du colloque


Après le colloque des 15 et 16 juin

ToutEduc sur la table ronde Recherche et décisions politiques

https://t.co/cvwrM9fPOx ( synthèse de l’intervention de Najat Vallaud Belkacem)

La lettre de ToutEduc, du 13 au 20 juin
EDITORIAL. Najat Vallaud-Belkacem a pris la parole pour la première fois depuis qu’elle a quitté le ministère de l’Education nationale à l’occasion du colloque de l’IREA, l’institut de recherche du SGEN-CFDT. Sans jamais le citer, elle a sévèrement taclé son successeur, au nom de ce qu’il revendique, des choix politiques éclairés par la science. Elle liste les mesures prises sous la précédente mandature, semaine de 4,5 jours, création du Cnesco, nouveaux programmes par cycles, scolarisation précoce, "plus de maîtres que de classes", lutte contre le décrochage scolaire, réforme du collège, mesures pour favoriser la mixté sociale au collège, et à l’inverse, elle dénonce le retour à la semaine de 4 jours, l’éloge du redoublement, le dispositif "devoirs faits"... Chacun jugera, dira que "c’est de bonne guerre", développera un contre argumentaire... Ce n’est pas le rôle du journaliste.
Il est en revanche de son rôle de constater que deux ministres qui mènent des politiques, à bien égards contraires, ont tous deux affirmé l’importance de la science. Plusieurs des membres du Conseil scientifique constitué par Jean-Michel Blanquer, à commencer par Stanislas Dehaene, étaient d’ailleurs déjà consultés par Najat Vallaud-Belkacem (voir notamment ToutEduc ici). La science, parfois incarnée par les mêmes hommes, est donc appelée à légitimer des choix différents, ce qui pose questions, à la fois sur "la" science et sur la distance entre expertises et choix politiques, idéologiques.
Mais deux autres problèmes se posent. Comment ces choix, quelque jugement qu’on porte sur leur opportunité, peuvent-ils influer sur les pratiques des enseignants dans leur classe ? Et comment les innovations et les intuitions des enseignants, les solutions qu’ils adoptent face aux réalités changeantes de leurs classes, peuvent-elles influer sur les programmes de recherche ? Ce colloque a été l’occasion de mettre en exergue le travail mené par l’Institut Carnot de l’éducation, qui met en relation les demandes des uns et des autres. Mais les logiques des uns et des autres sont-elles compatibles ? Un chercheur doit, pour l’observer, isoler un phénomène, évaluer l’efficacité d’une pratique au regard d’objectifs pré-définis, alors qu’un enseignant évolue dans un milieu infiniment complexe, et vise des objectifs multiples, dont il n’a d’ailleurs pas toujours clairement conscience. Les sciences doivent éclairer les pédagogies, c’est évident, mais une fois posé le principe, tout reste à faire...


Aprés le "5 à 7" du 15 novembre avec Guy Groux sur "Les réformes d’aujourd’hui : des ambitions limitées ?"

Le mercredi 15 novembre, Guy Groux, directeur de recherche à Sciences Po. Paris, était invité à s’exprimer sur les réformes du travail en cours. Dans un premier temps, il a rappelé que les ordonnances sur le travail ne favorisent pas le dialogue social, et plus précisément la co-détermination, une modalité d’exercice et de partage du pouvoir dans les entreprises que l’on retrouve en Allemagne et dans les pays scandinaves, par exemple. Dans un second temps, il a exprimé le regret qu’en France les syndicats n’aient pas su faire front pour la défendre, contrairement à ce qui s’est passé récemment en Italie et en Espagne. Enfin, il a plaidé en faveur d’une loi instituant la co-détermination qui pour lui revêt un triple légitimité, à la fois historique - Jaures déjà la défendait, entre autres -, sociologique - des grands patrons industriels la défendent, comme Schweitzer (Renault), pour limiter le pouvoir des financiers qui aujourd’hui ont pris le pas sur les managers - et politique - dans Le Monde du 05/10, 91 personnalités de tous bords – dont L. Berger et Guy Groux lui-même– ont signé une pétition où ils expriment la nécessité d’une loi instituant la co-détermination).

Lire « L’appel des 91 » ici : https://lc.cx/YSGi


Le 25 janvier 2017, s’est tenu au lycée Paul Bert à Paris le colloque :

FAIRE TRAVAILLER LES ELEVES ?

Echo du colloque dans Les cahiers pédagogiques